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mardi 18 avril 2017

Point mobilier



Petite pose "mobilier sacré" alentour des temples Shinto: l'une des 2 statues de lion gardienne du temple d'Ikuta, à Kobe;


une lanterne de granite sur piédestal (de type "Tachi-gata") à Nara.


Je vais m'attarder un peu à Nara, connue pour les daims qui habitent son parc et déambulent dans toute la ville...


mercredi 12 avril 2017

Hitachino Nest Beer


Dégustation de bières japonaises surprenantes: deux stouts très très noires, et très alcoolisées, qui proviennent de la brasserie Kiuchi, à Naka, très au nord est de Tokyo. Je n'imaginais pas que le Japon puisse produire ce type de bière, très forte. Pour aller jusqu'au bout de la démarche, l'une d'elle, la "Expresso Stout" est même brassée avec des grains de café torréfiés. C'est pas inoubliable, mais ça a le mérite de la cohérence...

La brasserie est paumée dans un petit village assez banal. Dans une vitrine donnant sur la route, toute la gamme est présentée. Trois jolis tonneaux traditionnels sont maintenus par une petite corde blanche. So cute.

samedi 8 avril 2017

A voir le monde de si haut

Je suis resté trop longtemps à Kobe. Je tourne en rond, il faut le dire, je dois me remettre en mouvement. Un dernier dessin rapide, avant de partir, dans un quartier résidentiel du nord de la ville. 


D'un jardin en contre-haut descendent deux espèces exotiques. Le figuier d'Inde (Opuntia spp.), issue du continent américain, et la Griffe de sorcière (Carpobrotus edulis) d'Afrique du Sud, qui perturbent fortement les milieux côtiers où ils ont été introduit en Europe.

Les retrouver ici cote à cote, de l'autre coté de la terre, me sort de ma promenade japonaise exotique, pour me renvoyer directement à un monde globalisé, à l'internationale des paysages. Au continent théorique de Gilles Clément. Nous partageons avec le Japon le même exotisme. Il y aurait matière à espérer et à tirer quelque joie de cet internationalisme. Et, habituellement, j'ai plutôt de la sympathie pour ces vagadondes.

Mais elles m'ont tiré de ma rêverie et me revient en tête mélancolique les paroles de la chanson du globe-trotter Manset. Les capitales sont toutes les mêmes devenues.



Edit: J'ai écouté une interview de Gérard Manset, autour de cette chanson en particulier: putain mais quel sale type prétentieux! Il perd le bénéfice de l'antériorité,  je préfère me tourner définitivement vers l'interprétation de Bashung.




samedi 25 mars 2017

Carrefour perdu


Sur les hauteurs de Kobe, sur la route qui mène au terrain de golf de Kikusui. Un carrefour ensauvagé, une pendule égarée, un décor de manga. Une histoire de voyage dans le temps probablement.

jeudi 16 mars 2017

Tabac au coin de rue.


Kobe petit batiment, coin de rue.
Distributeurs de cigarettes, plantes en pot.
Chlorophylle et Begonia, goudron et nicotine.
Est, ouest. Yin, yang. Cqfd, etc.

mercredi 1 mars 2017

External buanderie


On se croirait dans une arrière cours mais c'est pourtant dans une rue, qui plus est assez passante, que cette grand mère (Obāsan?) externalise sa logistique ménagère: frigo, balais, bassines, machine à laver. Toute une petite buanderie s'étale au grand jour. Puisque le climat est doux (et laisse comme on l'a vu les aloès pousser sur le pavé), pourquoi s'en priver? La porte est ouverte et la vieille vaque à son ménage.

samedi 25 février 2017

Voler


Ctrl + clic gauche sur la vue aérienne et la visite de Kobe prend une tout autre tournure. Je vole littéralement au dessus du parc de l’hôtel de ville. On voit derrière les montagnes dont je parlais tantôt. Un sentiment de toute-puissance et de possibilités infinies. Rien que ça.

dimanche 19 février 2017

L'ombre du narrateur


Kobe encore, toujours, passionnément. Non loin du dessin précédent, je remonte une ruelle très étroite, où deux vélos se croiseraient difficilement. Je me demande comment la Google-car a fait pour passer par là. Quelques mètres plus loin, dans une ruelle bien éclairée par un soleil rasant, j'ai ma réponse: à mes pieds s'étend l'ombre d'un type avec un drôle de chapeau. Un Google-chapeau, relié à un Google-sac à dos. 

C'est l'ombre de l'auteur de la photo. Mais pas du dessin. Vertige.

La ville entière a donc fait l'objet d'une numérisation très poussée, des grandes artères aux fins vaisseaux capillaires qui irriguent jusqu'aux tréfonds de ses arrière-cours. Est-ce une volonté de la multinationale californienne? Le résultat d'un partenariat particulier avec le Japon que l'on imagine technophile? La non moins moderne Corée voisine ne bénéficie pas d'une telle couverture...

Au pied des frigos, sur la gauche, une Aloe vera s’épanouit librement dans les interstices du trottoir. Un bon indicateur de la douceur du climat: cette plante ne résiste pas au gel.

jeudi 9 février 2017

Intérieur contre extérieur



Si j'ai bien tout compris le système de nomenclature des adresses au Japon, je devrais être dans le quartier de Fukuwara (10-9 Fukuwarachō, Hyōgo-ku, Kōbe-shi, Hyōgo-ken 652-0036 Japon).

Une petite ruelle populaire et pittoresque, pleine de vie. Elle a beau être déserte, cette rue m'a paru infiniment vivante (et typique) dans son abondance de petites plantes en pots et de sacs poubelles. Exactement la petite ruelle Japonaise que j'ai envie de dessiner dans ce carnet. C'est toute une intimité qui s'étale au grand jour et sur la chaussée même: le maigre trottoir est surchargé de tout un tas d'externalités domestiques, pour lesquelles je pourrai d'ailleurs tenter de dresser un typologie (plantes, frigos, aquariums...).  

La théorie que me propose Rodolphe H., fin connaisseur de l'âme japonaise, est que ces "jardins en pots" sont vécus comme une partie de l'habitation, même si empiétant sur l'espace public. Contrairement à ce que j’avançais plutôt en ces pages même, cette végétalisation de la rue n'est pas un "don" pour l’œil et l'agrément du passant, mais une extension de l'espace privé, de la maison, en quelque sorte retournée comme une chaussette. Et qu'il convient de considérer à distance respectueuse, voire à ne pas considérer du tout.

Cette conception nous parait étrange, à nous occidentaux, pour qui le jardin est objet de prestige, entièrement tourné vers l'extérieur et pensé pour la monstration. Jardins de Le Nôtre et concours de Géraniums.

A cette aune, j'ai l'impression de comprendre tout à coup le dessin qui figure en couverture du tome 1 du manga Chiisakobé© de Minerato Mochizuki, parut en France aux éditions Lézard noir et récemment récompensé à Angoulême.


Les sentiments y sont exprimés de manière très subtile et les rapports entre les personnages se lisent et se comprennent moins par les mots que par les gestes et les postures, rendus par une ligne claire. La variation de l’épaisseur du trait même peut suffire à traduire une intention. Les deux personnages que l’on voit à l’image sont, à ce stade du récit et pour longtemps encore, dans une relation amoureuse qui ne s’exprime pas. Et pourtant, une tension les lie : il me vient à l’idée qu’elle est symbolisée par l’auteur dans ces plantes en pots, voulues comme un trait d'union. C'est l'image de l'espace domestique, de l'intimité, de la cellule familiale à venir.

Les plantes sont plus bavardes qu'eux. C'est fin, c'est beau, c'est japonais.


vendredi 3 février 2017

Deux aquariums


En route pour le parc de Egeyama, dans les hauteurs de la ville, je passe devant cette petite maison: au milieu des nombreuses plantes en pots, un truc encore jamais vu: 2 aquariums. Ils semblent contenir plus d'algues que de poissons...

jeudi 2 février 2017

Kobe interlope

Kobe toujours, un peu à l'est de l’hôtel de ville. Devant un temple Shinto, qui m'avait d'abord attiré pour la superbe végétation qui débordait de ses murs, je suis tombé nez à nez avec ce personnage intriguant. Une sorte de yakuza-maquereaux avec une chaîne en or autour du coup. Derrière lui, à l'angle de la rue, une sorte de peep-show. Le contraste avec le temple est rigolo.

La pancarte au premier plan doit raconter des trucs en contraste sympathique avec le gonz. Avis aux traducteurs.



mardi 31 janvier 2017

Syndrome post-Angoulême


La tête définitivement bercée par la bande dessinée ces derniers temps, l'envie de dessiner en séquence est devenue plus pressante. Celle qui suit est issue d'une flânerie dans les rues de Kobe, encore, aux alentours du cinéma.
Cette petite histoire s'offre à moi alors que la Google-car passe à coté de ce vieil homme en anorak. Il marche d'un pas raide devant une petite vieille dame qui en reste interdite. Se connaissent-ils? Le vieux s'assoie sur un banc. La lumière de ce jour d'hiver est très blanche.

C'est un petit moment de vie énigmatique comme Street-View en offre tant. En 6 ou 7 prises, on voit des choses se dérouler sur les trottoirs des villes numérisées. J'étais parti chercher la Renouée du Japon, mais rien n'interdit d'être un peu attentifs aux habitants aussi. Je vais guetter ces petites histoires, et m'exercer à la narration.








mardi 24 janvier 2017

Kobe Port Tower


Dans la base de loisir du port de Kobe trône la Port Tower, ouvrage "hyperbolique" en tubes rouges d'une centaine de mètre. On peut probablement y acheter des souvenirs hors de prix et manger une cuisine fusion en regardant l'horizon.

A l'horizon justement, on aperçoit les montagnes toutes proches, comme à Grenoble la Chartreuse ou à Saint-Etienne le Pilat.

jeudi 19 janvier 2017

Umetate chi



S'attarde un peu dans Kobe, qui est une ville fascinante. Coincée entre la montagne et la mer, elle a été contrainte de gagner du terrain sur la mer pour continuer son développement.

Kobe est située dans la baie d'Osaka qui est, pour ce que j'en sais, la plus grande utilisatrice d'Umetate-chi (うめたてち), d'îles artificielles. L'amas de terres, d'argiles, de remblais et de toutes sortes de saloperies en fin de cycle permet de s'élever de quelques mètres au dessus du niveau de la mer. Les îles ainsi créées ont des formes anguleuses parfois très aiguës et sont reliées à la terre ferme par des ponts. On y installe des ports, des aéroports, des entrepôts, des usines, des bureaux, des universités.

En s'y promenant on trouve encore quelques grosses parcelles en friche, qui seront bientôt achetées (à qui?) et bâties. Les prix au mètre carré doivent être au moins au niveau de ceux pratiqués à Paris dans le Marais.

Cette grosse grue charge et décharge des gros containers sur des gros bateaux. Des gros camions y circulent. On n'est pas vraiment sur la terre ferme. On est sur une aberration géo-morphologique. On est au Japon.








samedi 7 janvier 2017

Carte de route



Une carte, créée avec le service idoine de Google, permet de suivre mes déplacements dans ce Japon à distance.

Ce voyage commence à prendre des airs de publicité pour l'hégémonique multinationale californienne, qui ne me rétribue même pas. Elle héberge le blog lui-même! 

Mais il faut bien avouer que ses outils sont hyper-puissants, gratuits et, jusqu'à ce jour semble-t-il, sans équivalents. Peut-être prendrais-je bientôt le temps de poser quelque réflexion critique sur l'expérience: pour l'heure, j'avance!

Harborland


Kobe, juste un peu au nord d'un imposant chantier naval. Deux grands arbres aux feuilles composées, peut-être des Sophora (japonica), probablement des Fabacées. Je ne me risque même pas à essayer de reproduire leurs feuilles délicates.

Ce pont autoroutier en pleine ville est semblable à celui qui s'était effondré lors du grand tremblement de terre de 1995, dont je me souviens très bien des images à la télévision. 



lundi 2 janvier 2017



Un peu de Niwaki, glané derrière un haut mur. Difficulté à dessiner les pins.

samedi 31 décembre 2016

Auto-portrait



Ikoma, préfecture de Nara, la voiture de Google passe devant un rétroviseur géant. Un autoportrait d'auto. Un auto-auto-portrait. Enfin vous voyez le topo.



lundi 19 décembre 2016

More Niwaki


Encore un peu de Niwaki devant ce pavillon de la banlieue sud d'Osaka (préfecture de Wakayama). Belle abondance de plantes en pots, disposées dans la rue, le long d'un mur. Le petit portail est condamné par toute une palanquée de jardinières, qui accueillent probablement des plantes à bulbes ou à tubercules, visiblement en dormance.
Cette pratique du fleurissement des pieds de murs est répandue au Japon et semble, dans ce cas au moins, destinée autant à l'agrément du passant que du propriétaire.
A droite, la poubelle et le scooter d'usage.

mardi 13 décembre 2016

Niwaki

Kishiwada, préfecture d'Osaka. De petits conifères taillés en nuage dans la cour d'un pavillon: cette taille est dite "Niwaki" et elle est très fréquente en ornement. C'est un art de l'équilibre des formes qui fait rentrer le cosmos dans ton cyprès.

vendredi 9 décembre 2016

Selfie chinois



Prefecture de Kyoto, Arashiyama Park. Il n'y a pas que les voitures de Google qui sillonnent la moindre route: les photos de touristes apportent aussi leur contribution à la densification du maillage photographique. Je dois cette maille de la trâme à Kin Kok Wong, touriste chinois qui a partagé un selfie dans un parc au bord de la rivière dont j'inspectais les rives.

jeudi 1 décembre 2016

STOP

Bourg de Wakasa, district de Yazu, préfecture de Tottori. Au sol, je pense qu'il est inscrit "stop". Je m'arrête.

mardi 29 novembre 2016

Une exotique !


Un peu après le petit temple bouddhiste Yakushi-ji (dans les montagnes au nord-ouest de Kyoto), j'ai trouvé une belle touffe de Miscanthus (devant la maison, au pied du poteau). Il n'est pas totalement exclu qu'elle ait été plantée, mais je pose l'hypothèse que c'est un individu indigène qu'on laisse prospérer ici. Le Miscanthus sinensis que l'on plante abondamment sur les ronds points français (ou entre le long de la route et le parking de Lidl) est en tout cas originaire d’extrême orient, c'est à dire d'ici. En attendant de trouver la Renouée du Japon, je pose donc ici gentiment un premier jalon de ce pèlerinage horticole.

lundi 28 novembre 2016




Maizuru, préfecture de Kyoto. 4h15 PM et mon feu passe au vert. Cette fois c'est parti.

lundi 21 novembre 2016


Je reprends la route, à l'ouest de Kyoto. Deux dessins vers Kameoka. Le format panoramique et le fait de traiter le ciel et ses nuages donne un goût de roadtrip à l'ensemble. De fait, si je pars à la recherche de la Renouée, ce sont surtout les bords de routes que je vais fréquenter. C'est du moins un de ses habitats préférés en France. Les bords de routes et les délaissés, les terrains vagues. Peut-être ce voyage sera-t-il essentiellement péri-urbain.





lundi 10 octobre 2016

Raton laveur


Le raton laveur (Procyon lotor) est un animal nord américain bien connu. Arrivée en France il y a maintenant quelques années (on suspecte des introductions volontaires, mais aussi une naturalisation d'individus apportés comme mascotte par les soldats américains), l'espèce s'installe. En Auvergne, on peut la croiser le soir tard sur le bord des routes, en maraude. Voleur démasqué dans la lumière des phares. Sa présence incontrôlée, sa discrétion, sa familiarité avec l'Homme attisent ma curiosité. Je l'aime bien. Mais tout le monde ne voit pas d'un bon œil l'arrivée de ce vagabond, en particulier dans les milieux naturalistes.


lundi 4 juillet 2016


Une maison en bord de route, toujours un peu au nord de Kyoto. Dans un coin assez rural avec des entrepôts et des garages tristounets, cette baraque se débrouille pour paraître pittoresque avec son toit de tôle bleue.

lundi 27 juin 2016


Sanctuaire Shinto à quelques kilomètres au dessus de Kyoto. Suis tombé en arrêt devant ce potager (celui des officiants ?). Il est très beau, très organisé, bien rangé; les gousses d'ail sèchent sagement (c'est dur à dire ça, les gousses sèchent sagement) et le bois est empilé proprement. Les poireaux sont bien sûr en rang d'oignon. Mais le village en lui même est assez dégueu, tout goudronné et/ou bétonné, les salades poussent sur des bâches en plastique et je suis prêt à parier que l'absence d'herbes sauvages au pied du Plaqueminier doit quelque chose au glyphosate... Mitigé donc.

vendredi 24 juin 2016


Un dernier tour dans Kyoto, autour de Gion, avant de partir explorer la campagne. Un splendide magnolia déborde par dessus un mur orné de vieilles tuiles. Mais je n'ai pas le temps de finir le dessin; je n'arrive pas à retrouver la rue; je finis le feuillage de mémoire; c'est beaucoup moins bien que dans mon souvenir.